Le hoquet nous vient du têtard !

 
Un têtardChacun a au moins une fois dans sa vie été victime du hoquet, phénomène répondant au doux nom scientifique de myoclonie phrénoglottique. Derrière ce symptôme désagréable se cache un réflexe respiratoire dont les origines remontent loin dans le temps et l'évolution.
 
Le hoquet est en fait une forte inspiration d'air, suivie d'une brusque fermeture de la glotte, à l'origine du bruit "hic" caractéristique. Pour comprendre ce mécanisme, sachez que la respiration est contrôlée par deux nerfs reliés au diaphragme : le nerf vague et le nerf phrénique. Or ces deux nerfs ont un parcours particulièrement sinueux dans le corps et sont donc sensibles à plusieurs types d'interférences. Celles-ci, perturbant le fonctionnement des nerfs, peuvent entrainer le déclenchement de ces spasmes.
Mais d'où vient ce réflexe ?
Ce réflexe provient dun phénomène très semblable se retrouvant chez les batraciens, et particulièrement les têtards. Ceux-ci possèdent à la fois des branchies et des poumons. En milieu aquatique, lorsqu'ils inspirent, de l'eau entre par la bouche pour la respiration par les branchies. Toutefois, il ne faut pas que cette eau puisse s'écouler dans les poumons. C'est là qu'intervient la fermeture rapide de la glotte, mis en oeuvre par le même contôle nerveux que chez l'humain.
Certains stimulis (distension de l'estomac, absorbtion d'un aliment très froid ou très chaud, stress, peur...)  peuvent donc venir irriter notre nerf phrénique et réenclencher ce vieux réflexe. Témoin de notre passé évolutif, nous partageons le hoquet avec presque tous les mammifères !
 
Et si de manière générale, le hoquet passe assez vite, il peut exister des formes chroniques où le hoquet persiste plusieurs semaines, mois... voire années, comme pour le malheureux Charles Osborne qui a hoqueté pendant 68 ans.
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